À l’origine de « Perle du Gy »

L’exploitation est située dans la commune rurale de Lattre-Saint-Quentin, près d’Avesnes-le-Comte soit à 15 kilomètres à l’ouest d’Arras. Exerçant le métier de masseur-kinésithérapeute comme activité principale, j’ai souhaité à 42 ans me lancer dans l’agriculture, en particulier dans les productions végétales. J’ai donc repris les études pour obtenir le brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole, légalement indispensable pour s’installer. Ce qui fut fait en 2014.

Mes objectifs sont clairs : il est nullement question de procéder comme la majorité des collègues. Je souhaite avant tout utiliser des techniques innovantes, en gardant sans cesse à l’esprit le respect de l’environnement : les soins apportés aux sols, supports de nos récoltes, la préservation de la biodiversité constituent deux atouts essentiels pour notre avenir.

Pour ce qui est des productions, je pense qu’il ne faut pas négliger les rendements sous peine d’augmenter la famine dans le monde mais il convient également de rechercher avant tout la qualité. C’est ce que je m’attache à accomplir au quotidien en tâchant de me remettre en permanence en question, en évitant les pratiques systématiques par une observation minutieuse et régulière des parcelles, et en m’efforçant de raisonner chaque intervention le plus précisément possible et avec le souci du moyen, voire du long terme.

Les études et autres recherches que j’ai pu effectuer m’amènent à penser que les techniques intégrées correspondent parfaitement à mes principes. C’est pourquoi je m’efforce de les appliquer au quotidien avec rigueur.

Pour ce qui est de la production d’huile de colza, l’idée est née au printemps dernier. Nous pouvions à ce moment nous glorifier d’avoir réussi à supprimer tous les épandages d’insecticides et fongicides sur nos parcelles de colza, alors que cette culture est réputée sensible et fragile ce qui peut imposer plusieurs traitements au cours de la saison aux exploitants qui utilisent les techniques conventionnelles. Fort de ce succès, il aurait été dommage de livrer notre récolte comme habituellement, alors qu’elle se distingue par sa qualité. C’est pourquoi j’ai décidé de lui donner un autre destin, de la valoriser moi-même en poursuivant la démarche de qualité et de manière à boucler la boucle.

Je maîtrise ainsi complètement la culture de sa naissance (choix variétaux et techniques culturales appliquées) à l’objectif final (transformation et commercialisation) avec un plaisir immense et le sentiment du devoir accompli.